Archive for the ‘Biscuit de sagesse’ Category

Biscuit de sagesse: relations humaines selon Goethe.

Posted on juin 13th, 2008 under Biscuit de sagesse

Traitez les gens comme s’ils étaient ce qu’ils devraient être, vous les aiderez à devenir ce qu’ils peuvent être

Johann Wolfgang von Goethe alias Goethe pour les intimes. Voici un conseil qui ne vient pas d’un biscuit chinois mais d’un Bretzel de sagesse. La phrase est un peu alambiquée mais elle mérite d’être lue de plus près, car elle concerne une grande partie des relations humaines et parce qu’elle s’applique aussi assez bien à l’éducation et au management de façon à la fois ambitieuse et réaliste. Elle a, bien sûr, été déjà bien utilisée à tout va dans différents textes sur différents sujets mais voyons tout de même ce que l’on peut en retirer.

« Traitez les hommes comme s’ils étaient ce qu’ils devaient être » commence Goethe. Quand sommes nous donc en situations de « traiter les hommes » ? Cela s’adresse-t-il uniquement aux responsables hiérarchiques , au Prince et autres hommes de commandement ? Assurément non, on « traite les hommes » à tout moment et en différentes circonstances qu’il s’agisse de nos collègues, de notre famille, de nos managers, de nos amis. On les traite avec considération, avec respect, avec admiration, avec dédain, avec affection, etc… Le conseil de notre ami allemand s’appliquera donc à une multitude de relations différentes: professionnelles et extra-professionnelles.

« Traitez les hommes comme s’ils étaient ce qu’ils devaient être » commence donc Goethe. Cette entame suppose que l’on ait une idée de ce que l’autre devrait être. Là, deux choix possibles: soit l’on pense à ce que l’autre devrait être au vu de sa situation particulière, soit on a dans l’esprit plus ou moins un idéal de l’Homme avec ces qualités et potentiels, on estime que chacun en est porteur et que c’est ainsi que chacun devrait être si l’on pouvait faire abstraction des conditions particulières propre à l’individu. C’est cette deuxième voie qui me parait la bonne. Considéré en chacun tout le potentiel sans a priori. Si l’on choisissait de se limiter à la première option on pourrait facilement dire d’un futur prix Nobel de chimie qu’avec ces origines modeste il ne sera jamais un scientifique de renom, le genre de suppositions ce que l’Histoire a déjà maintes fois mise à mal. Et puis l’on n’aiderait les gens à devenir seulement ce que l’on pense qu’il peuvent devenir et non pas ce qu’ils peuvent réellement être.

Car c’est bien là toute l’idée contenu dans cette citation « vous les aiderez à devenir ce qu’ils peuvent être »: permettre au potentiel de l’autre de se réaliser au maximum. Au passage la citation de Goethe sous-entend qu’exprimer le potentiel des gens est souhaitable et est donc plutôt optimiste sur l’Homme. Bizarrement cette citation laisse aussi planer un doute: ce que les hommes devraient être serait potentiellement différent de ce que les hommes peuvent être. Que tout le potentiel n’est pas réalisable. Et cela peut se comprendre, car si l’on a bâti ce qu’un homme pouvait être indépendamment de son histoire et de son environnement on imagine bien que ces deux éléments viennent brouiller les cartes dans la réalité de ce qu’un homme peut être (ne serait-ce que parce le temps ne lui est pas infini). Il me parait important de souligner aussi que le tout ne se fera pas non plus du jour au lendemain. Le simple usage du verbe « devenir » dans la citation rappel que l’ensemble prend du temps et que ce n’est pas parce qu’un homme devrait être capable de pleins de choses que l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’ils les réalisent toutes dans la minute. Même si parfois certains expriment leur potentiel tout d’un coup, à tel point qu’ils donnent l’impression d’éclore, et que l’on se retrouve quasiment face à une nouvelle personne. Mais finalement c’est bien là tout le propos de Goethe, ne jamais sous-estimer le potentiel de ceux avec qu’il l’on traite, ni leur capacité à l’exprimer.

Pour conclure ce n’est pas en traitant l’autre comme l’on souhaiterait qu’il soit qu’on lui permettra d’exprimer le meilleur de lui-même. C’est en s’attendant à avoir à faire à quelqu’un de capable que l’autre montrera ces capacités. Cela veut-il dire être exigeant avec l’autre ? Oui surement mais sans non plus nier la réalité et les conditions particulières qui entourent chacun. Exigeant oui mais à un rythme approprié et avec suffisamment d’empathie pour éviter aussi bien l’agression que l’excès d’indulgence. Plus qu’exigeant, il faut rester en permanence ambitieux et optimiste (je n’ai pas dit irréaliste) dans ces attentes vis à vis des autres. Y réussir n’est pas facile, j’aimerai que disserter suffise mais il va falloir de la pratique.

P.S. Si vous avez du mal a me suivre ce n’est pas grave, reprenez la citation qui se suffit bien à elle même après tout et faites vous votre propre avis.

Biscuit de sagesse: le but.

Posted on janvier 9th, 2008 under Biscuit de sagesse

A purpose is the eternal key of success

Un but est l’éternelle clé du succès. Voici les mots d’un sage chinois qui devait avoir entretenu une correspondance avec Sénèque puisque cela rejoint la célèbre citation:

Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va.

Les deux suggèrent et cela peut paraitre trivial, que celui qui n’a pas de but ne peut pas réussir. Il est vrai qu’avoir un but peut considérablement aider à réussir, cela vous aide à garder vos ressources tourner vers une même direction. Mais avoir un but est-il nécessaire à la réussite. Imaginons quelqu’un sans but, cela arrive surement, dont tout le monde dirait « Celui la il a réussi », cela arrive surement aussi. Sur quels critères peut-on parler de sa réussiteàLes gens le disent-ils parce que ce dernier à atteint les objectifs que eux même auraient aimé se fixer àEt l’intéressé se dira-t-il lui même qu’il a réussi en atteignant une situation qu’il ne visait pas àPrésenté comme ça l’accomplissement du but ést le moyen de juger de la réussite de quelqu’un et alors oui on ne peut réussir sans but. A moins que l’on puisse juger la réussite à autre chose. Je vous laisse réfléchir là-dessus.
Ce que je me dis c’est que sans parler d’avoir un but ultime, moi je trouve stimulant d’avoir des buts, des petits, des moyens et des plus grands. Des qu’on atteint plus facilement que d’autres pour garder le morale quand l’accomplissement des uns peu plus ambitieux est mise en attente ou en doute. Encore faut-il apprendre à se mettre des buts sans se noyer dans la pression de les atteindre et donc sans leur accorder une importance démesurée. Pas facile tout ça, voilà donc une seconde piste de réflexion.
Vous en avez vous des buts ?

Biscuit de sagesse: « difference »

Posted on décembre 19th, 2007 under Biscuit de sagesse

Je vous avais déjà parler des fortune cookies, ou biscuit de sagesse en français, de mon chinois d’à côté le boulot. Et bien je tombe des fois sur des phrases qui m’illumine tellement que je crois que je devrais vous en faire part beaucoup plus souvent. Prenez par exemple celle-ci:

A difference to be a difference
must make a difference

Soit « Une différence pour être une différence doit faire la différence ». Puissant non àComment je le comprends àEt bien ce que notre ami le sage chinois veut nous dire, c’est « méfions nous des différences qui n’en sont pas. Par exemple lorsque l’on nous propose un nouveau produit sous prétexte qu’il est tout à fait différent de ce qui se faisait déjà et donc mieux, assurons nous que ce produit apporte une vraie valeur ajoutée par rapport à l’existant. Bref assurons nous que les différences qu’on nous fait miroiter font vraiment la différence.

Biscuit de sagesse, de vraies leçons de vie

Posted on juin 8th, 2007 under Biscuit de sagesse

J’ai un buffet chinois – disons sineo-mexicain – à côté du boulot qui me sert un peu de cantine le midi. Et qui dit chinois, dit biscuit de sagesse à la fin du repas. C’est un gâteau (genre biscuit) un peu en forme d’orrichiete, que vous rompez avant de le manger pour trouver un papier au milieu avec un proverbe dont la vocation est de vous élever un peu, d’où le nom du biscuit. On y trouve outre le proverbe: des numéros porte-bonheur pour ceux qui voudraient jouer au loto et au dos une traduction d’un mot en chinois pour apprendre à parler avec le maitre des lieux qui n’a pas franchement l’intention de perfectionner son anglais (c’est pour ça qu’il tente de vous apprendre le chinois d’ailleurs). Je vous livre celui d’aujourd’hui et vous laisse commenter ce beau proverbe :

Biscuit de sagesse
Traduction approximative: L’adversité est le premier chemin vers la vérité (comprendre « est la voie royale vers la vérité »)