Archive for the ‘Médias et Culture’ Category

Blog, Facebook, Twitter, Google Buzz: Va-t-on perdre sa vie à la raconter (c) ?

Posted on février 12th, 2010 under Divers et Avis, Médias et Culture

Ces derniers jours arrivée en fanfare de Google Buzz, l’application social de Google qui débarque dans Gmail comme un cheveu sur la soupe. Une application dite sociale de plus, d’un mastodonte du web pour ne rien gâcher, une application sociale de plus donc en supplément des déjà très utilisés Facebook, Twitter (pas par moi), et bien entendu les blogs (cf ici).

Rien qu’au titre de cet article, dont la géniale formule finale* ne sera pas sans vous en rappeler une autre, vous aurez compris que je ne suis pas très enclin à alimenter une autre case « Que penses-tu/fais-tu en ce moment (au lieu de prendre l’air dehors) ? ». Je me mets donc en stand-by sur Buzz. A moins que j’alimente tout depuis ici. Et encore quand j’aurai rien de mieux à faire in the real life (dans la vraie vie) comme disent les spécialistes du net.

*Le premier journaliste qui me la pique pourra me citer et m’interviewer pour la peine.

Nuits Secrètes d’Aulnoye-Aymeries: Marianne Faithfull sur scène

Posted on août 10th, 2009 under Musique, Valenciennes et le Nord

Nuits Secretes 2009Si vous ne savez pas situer Aulnoye-Aymeries spontanément, ne vous flagellez pas pour autant. C’est une ville de 9000 habitants dans le Nord, dont on parle peu faute de singularité.
Enfin c’est ce que je pensais jusqu’à récemment mais c’était sans compter sur le festival les Nuits Secrètes. Ce festival mêle depuis 2002 théâtre, art de rue et musique. Il y a une grande scène gratuite et des scènes annexes avec un ticket d’entrée modique (6 ou 9 €). Pour ma première année je ne pourrai pas vous en parler plus car je ne suis aller qu’à un seul concert: celui de Marianne Faithfull sur la Grande Scène.

Marianne FaithfullMarianne Faithfull c’est aujourd’hui une sexagénaire rescapée d’un littéral sex drugs and rock’n roll. Je ne vous ferais pas sa bio, je la connais à peine. J’ai entendu son nom pour la première fois lorsque j’ai entendu « La voix des choeurs c’est Marianne Faithfull » à propos de la chanson The Memory Remains de Metallica. C’est donc la curiosité qui m’a poussé à aller la voir sur scène et je ne le regrette pas. Tout d’abord pour les musiciens qui ont très bien interprété tous les titres de la setlist qui s’autorise de nombreuses reprises de standards. Et puis les titres propres à Marianne Faithfull se sont avérés pas mal du tout. Sa voix éraillée qui est sa marque de fabrique est déroutante au début puis plus elle s’échauffe plus on se prend au jeu.
Un très agérable moment, d’autant plus surprenant qu’il avait lieu à Aulnoye-Aymeries. Oui tout à fait vous avez raison, cette ville du Nord qui accueille les Nuits Secrètes. Mais vous connaissez alors ?

Born on the Bayou adaptée. Intérêt ?

Posted on juin 21st, 2009 under Musique

Cabane BayouLorsque sur les ondes radiophoniques françaises, j’entendis pour la première fois l’animateur lancer « Et maintenant le dernier Francis Cabrel, Né dans le Bayou » ma première réaction fut « Tant pis va falloir changer de station » car l’idée d’écouter un Cabrel dernière génération ne m’enchantait pas franchement. Il faut dire que ces dernières chansons évangélisto-castastrophico-pseudo-écologiste ne me plaisent vraiment pas alors que le Cabrel d’avant ma naissance me fait chanter avec un accent du sud-ouest, pathétique certes, mais enjoué.
Pendant la fraction de seconde où ma conscience faisait ce raisonnement, mon subconscient lui se disait « Né sur le Bayou attend voir on a déjà entendu ça quelque part…ah oui le CCR », information immédiatement transmise à ma conscience et confirmée par les premières notes du morceau. Né sur le Bayou est bel et bien la reprise et l’adaptation de Born on the Bayou du Creedence Clearwater Revival. Le procédé est ancien et bien connu de l’époque Yéyé, on adapte un succès ou un standard américain (ou Français, exemple My Way), sans le traduire littéralement, voir même en changeant complètement le thème et hop on revend du disque à mort.
Pour moi cette pratique fournit rarement un morceau meilleur que l’original (je préfère carrément les reprises qui se distinguent par l’interprétation) et la chanson de Cabrel ne fait pas exception. Il est peut être encore le mieux placé pour adapter à la française une chanson très orienté Sud des Etats-Unis, malgré tout ça ne me parait pas apporter quelque chose de nouveau et de mieux dans le paysage musical, et je me répète c’est souvent le cas des adaptations. Mais peut être avez vous des exemples de chansons adaptées qui font aussi originale que l’originale? En attendant pour un petit tour sur le Bayou avec le CCR c’est par ici.
Non mais, c’est facile, bientôt je vais chanter « Peint le en noir », « Foudroyé » ou « Le ponton sur la baie ».

Le 9eme art à Valenciennes en Couleurs Directes

Posted on décembre 11th, 2008 under Livres, Valenciennes et le Nord

En bande dessinée la couleur directe est un procédé où la couleur est appliquée directement sur la planche originale sans passer par une copie. La planche originale est donc une planche mise en couleur et aboutie contrairement à d’autres procédés où l’originale est conservée en noir et blanc.
C’était donc un nom tout trouvé pour une librairie spécialisée en bandes dessinées, comics et mangas: Couleurs Directes. De dimension modeste, on y trouve cependant un large choix d’albums. Mais ce qu’on vient y chercher avant tout c’est le conseil et la connaissance de l’univers de la BD que l’on ne rencontre que très rarement chez les enseignes généralistes. En tout cas au 109 rue de Famars le patron n’est pas avare d’anecdotes, de bon choix et il sait en fonction de vos goûts vous proposer des auteurs ou des thèmes qui vous plairont. Et s’il n’a pas l’ouvrage que vous cherchez, qu’à cela ne tienne, il vous le commande. Que demandez de plus à un bon BDiste.
Avant de vous laissez je ne peux pas m’empêcher de vous raconter moi même une anecdote sur ma première visite. Je rentre dans la boutique et je flâne en regardant les albums. Dans le fond un gars est en train de ranger une basse et d’apprendre à son fils à jouer de la guitare. Un copain du patron visiblement. Je continue mon tour, le bassiste pendant ce temps s’en va et entre temps je demande conseil au maître des lieux sur mes prochaines lectures. Il me recommande vivement une BD qui selon lui devrait tout à fait me plaire. En plus, ajoute-t-il, le dessinateur est un local, c’est même justement le copain à la basse qui vient de sortir et qui est passé dans le café d’à côté. D’ailleurs si je fais l’effort d’aller le voir de sa part il me dédicacera surement mon album.
C’est comme ça que je suis reparti ce soir là chez moi avec plus qu’une simple signature dans mon album, premier tome d’une histoire qui s’est révélée effectivement très intéressante et dont je vous reparlerai prochainement.

La dédicace en question:

Putain de série!

Posted on novembre 12th, 2008 under Films TV Séries

« Qui a dit que les Français ne savaient pas écrire de séries TV ? » C’est sous cette accroche que se présente la série Putain de série. Et vous qui êtes attentifs, avec une telle intro, vous aurez donc tout de suite compris qu’il s’agit d’une série qui parle de série. Et que donc il y a mise en abime abyme*.

S’il y a mise en abime sur ce sujet c’est surement parce qu’au moins l’un des producteurs, Matthieu Viala pour ne pas le nommer, est quelqu’un pour qui la qualité de la fiction française est l’un des sujets de réflexion favori. Et il faut bien avouer que vu le constat peu flatteur que l’on peut en faire aujourd’hui, il y a de quoi réfléchir à comment l’améliorer la qualité de la fiction française.

Mais alors qu’en est-il de cette série ? Ma réponse est plutôt mitigée, et j’ai bien attendu que la série en soit dans sa deuxième semaine avant de m’en faire un avis favorable et de me décider à vous en parler. Pourquoi? Car ça ne plaira pas à tous les publics. C’est caustique, ne lésine pas sur la vulgarité, ça fait plus sourire que rire tout en étant bien rythmé et plutôt bien joué. Voilà vous avez en une phrase toute ma perplexité face à cette série. Cela dit constat final, je la regarde et continuerai à la regarder. Et puis on remarquera aussi le fait que la série soit diffusée gratuitement sur le net avec une publicité minimaliste du sponsor sur le site et au début des vidéos. On est là dans l’exploration de « nouvelles » méthodes de diffusion. La fiction française n’est certes pas encore au top mais avec des initiatives comme celles-ci au moins elle avance un peu. Je n’en dis pas plus et vous laisse vous faire votre avis:

*Mais si! Rappelez vous la mise en abyme cette figure de style ou ce procédé stylistique où par exemple vous avez un film dans lequel on tourne un film dans lequel on tourne un film, etc ou bien la vache qui rit qui a des boucle d’oreille avec la vache qui rit qui a des boucle d’oreille avec la vache qui rit qui a des boucle d’oreille avec la vache qui rit qui a des boucle d’oreille avec la vache qui rit , etc.

Buddy Guy en concert à Houston, le blues sans la tristesse

Posted on avril 21st, 2008 under Houston, Musique

Vu de l’extérieur et même parfois de l’intérieur Houston peut passer pour une ville morte un peu pauvre culturellement, mais elle sait ménager de belles surprises parfois et quand elle y va ce n’est pas à moitié. Ainsi hier à l’occasion du Houston International Festival se produisait dans le Sam Houston Park, Buddy Guy.

Qui ? Buddy Guy. Ce bluesman est une légende du blues et du rock et l’on considère qu’il est le pont entre ces deux styles musicaux. Il a pour influence des gens comme Johny Lee Hooker et parmi ceux qui ont été influencés par lui des grands noms comme Jimmy Hendrix, Stevie Ray Vaughan, les Rolling Stones et en premier lieu Eric Clapton avec qui il a beaucoup joué.

Ce bonhomme donc était en concert à 5 minutes de chez moi pour le prix de l’entrée au festival soit 12,5 $ et autant vous dire que la prestation valait bien plus que ça. Ce monsieur envoie du lourd, il vous explique que le blues ce n’est pas des histoires d’hommes malheureux à condition de savoir lire entre les lignes et il illustre son propos à l’aide de paroles à double sens dont le second est souvent salace au plus grand bonheur de la foule. Et puis il se permet de reprendre du Johny Lee Hooker à la façon de Johny Lee Hooker avant de passer sur du Clapton version Clapton pour vous faire sentir la variété des genres et lorsqu’il entame un morceau de Hendrix en y allant de tous les effets type guitare dans le dos, à une main, etc le public s’enflamme. Et puis pas avare de lui même il s’offrira même un tour à pied dans la foule. Bref un concert plein de bonne musique et un excellent souvenir.

Buddy Guy Houston 2008

Buddy Guy à Houston 2008

Buddy Guy à Houston 2008 ter

Shine a light: la lumière brille avec les Rolling Stones et Scorsese

Posted on avril 13th, 2008 under Films TV Séries, Musique

Shine a LightCe mercredi 16 avril sort en France Shine a Light le film de concert des Rolling Stones réalisé par Martin Scorsese. Tous les films n’ayant pas encore de date de sortie mondiale, nous avons pu aller le voir dans notre salle IMAX (i.e. écran géant dans ce cas) de secteur ce samedi.

Bon il y a beaucoup de chose à dire et de dites sur les à côtés de ce film: les liens entre les Stones et le cinéma, l’existant entre les films de Scorsese et la musique des Rolling Stones, la sélection des techniciens sur le film, etc. Mais vous pouvez aller voir la fiche du film sur allocine aussi bien que moi. En ce qui me concerne j’ai l’impression de me spécialiser en quelque sorte dans les Rolling Stones au cinéma en IMAX puisque la dernière fois que j’ai « vu » les Stones c’est à la Géode (vers 1991 d’après internet, moi je ne me souviens plus de la date). Bref passé ce souvenir personnel, revenons au film. Si l’on aime les Stones, c’est un bon moment de musique.

Après un courte introduction qui montre Scorsese supposé galérer pour obtenir la setlist afin de réaliser son film au mieux et un speech d’intro fait par un guest de circonstance dont je ne vous dévoilerai pas le nom pour vous garder la surprise, on rentre dans le vif du concert avec les poils qui se hérissent sur la première chanson dont là aussi je ne vous dirai pas le titre pour garder votre plaisir intact. Ensuite les chansons s’enchaînent, certaines rejointes par des invités connus, au passage vous y apprendrez que Jack White n’est pas prêt de faire du Stones mieux que les Stones. Des images d’archives et d’interview viennent ponctuer le concert et créer des décalages qui font parfois sourire entre des Stones débutants en 1964 et les icônes qui se produisent en 2006 au Beacon Theater. D’ailleurs c’est le premier des deux seuls reproches que je ferais au film, plus d’images d’archive et sur les à côtés du concert n’auraient rien gâché. Le deuxième et dernier reproche est que sur scène il manque une chanson essentielle selon moi, à vous de me dire si elle vous manque aussi.
En dehors de ça, allez voir ce film, c’est les Stones.

Une banlieue plus verte aux Etats-Unis

Posted on janvier 29th, 2008 under Médias et Culture

levittown green banlieue verteAlors que l’Europe affiche de timides velléités de mener la danse en matière d’écologie, il est très facile de tirer à boulet rouge sur les États-Unis et leur nombreuses habitudes aberrantes en terme d’économie d’énergie: grosse voiture, utilisation quasi exclusive de la route, climatisation et chauffage à outrance, tout-jetable, etc. Ce ne sont pas mes observations quotidiennes d’expatriés qui viendront éclaircir ce tableau.
Cependant je crois qu’on aurait tort de croire que la partie est jouée, qu’ils seront derrières et seront pénalisés dans un monde qui irait vers la valorisation de l’écologie. D’une part parce que s’ils ne jouent pas le jeu, ce monde n’existera pas avant longtemps et de deux parce que s’ils s’y mettent, ils peuvent prendre tout le monde de vitesse avec leur culture de l’action. Car les États-Unis et leur citoyens agissent plutôt sans trop tergiverser, avec le risque de se tromper mais parfois avec efficacité. Ce qui pourrait s’appliquer aussi à l’écologie.
On connait déjà la volonté d’États comme la Californie de devenir plus économe en énergie fossile mais il existe d’autres initiatives comme celles lancées pour réduire l’empreinte énergétique de la banlieue de Levittown. Pourquoi parler de cet exemple particulier àParce que Levittown est la banlieue où est né le concept même de banlieue à l’américaine et par là même la plupart des habitudes et gaspillages décriés plus haut dans ce billet. C’est là que les autorités locales veulent remettre en cause l’idée de l’énergie disponible éternellement et sans conséquence. Dans un premier temps il s’agit de limiter les dépenses énergétiques par habitation mais il existe aussi une volonté de travailler sur le concept même de banlieue américaine et leur disposition type afin de limiter par exemple l’usage du véhicule. Affaire à suivre mais l’initiative mérite d’être notée. Il faut aussi y voir un avertissement pour certaines zones résidentielles en France où l’on tend parfois à reproduire de mauvais schéma américains.
Vous retrouverez plus de détails dans l’article du TIME qui est à l’origine de ce billet.

Tu tournes le dos 5min et hop, ils changent la radio.

Posted on janvier 6th, 2008 under Médias et Culture

europe2 devient virgin radioAlors oui vous qui lisez majoritairement ce blog depuis la France vous êtes surement au courant depuis longtemps, mais ici je n’ai appris que cette semaine qu’Europe2 n’existait plus et devenait maintenant Virgin radio. Une radio qui appartient donc à…Virgin ?

En fait non, c’est un peu plus compliqué. Europe 2 (comme Europe 1) fait parti du groupe Lagardère qui a acquis une franchise pour exploiter la marque Virgin. Lagardère exploite donc cette marque dans Virgin Radio (au lieu d’Europe 2) et dans Virgin 17 (au lieu d’Europe 2 TV). Cette franchise rattache la radio de Lagardère à plusieurs autres Virgin Radio à travers le monde mais simplement par la marque, la station appartient toujours à Lagardère.

A noter aussi qu’une autre radio appartient quant à elle vraiment au groupe Virgin, c’est OüiFM, la radio rock parisienne, qui est passée de Polygram à Virgin en 1997. Et l’an dernier OüiFM a failli s’appeler Virgin Radio mais ça ne s’est pas fait. Peut être à cause des conditions imposées par le CSA Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (pas d’utilisation du logo Virgin, pas de promotions des produits Virgin, etc).

Alors bonne nouvelle, mauvaise nouvelle àNi l’un, ni l’autre. Il n’y a de constant en ce monde que le changement. Nous verrons bien si la programmation de la station est affectée ou pas, et dans quel sens. Malgré tout je dois avouer que voir disparaitre le nom d’une station qui avait toujours existé dans le paysage radiophonique français ne me laisse pas de glace.


Notons au passage l’arrivée sur Europe 2… enfin Virgin Radio de DJ Zebra, la fameux bootleger rock venu de OüiFM. Je ne pense pas qu’il y ait de rapport. DJ Zebra fait simplement son chemin d’une radio locale à une radio nationale.

De l’importance des majuscules: Les dindes attaquent le riz en avion

Posted on décembre 20th, 2007 under Médias et Culture

Les majuscules donnent du sens aux textes. Outre le fait qu’elles marquent le début des phrases elles permettent aussi d’éviter confusion entre noms propres et noms communs. Prenons un exemple où la différence est assez riche de sens. Cette semaine le Financial Time publiait sur son site un article titré:

Snub for Rice over Turkey airstrike on Iraq

Qui sans les majuscules veut dire: Un camouflet pour le riz vis à vis des frappes aérienne de dinde en Irak
Alors qu’avec les majuscules, ce conflit (de canard) entre céréales et gallinacés redevient un banal camouflet de la secrétaire d’état américaine, Condoleezza Rice, à propos des frappes aériennes menées par la Turquie en Irak. Nettement moins drôle comme nouvelle du coup, nettement moins…