Archive for the ‘Livres’ Category

Le 9eme art à Valenciennes en Couleurs Directes

Posted on décembre 11th, 2008 under Livres, Valenciennes et le Nord

En bande dessinée la couleur directe est un procédé où la couleur est appliquée directement sur la planche originale sans passer par une copie. La planche originale est donc une planche mise en couleur et aboutie contrairement à d’autres procédés où l’originale est conservée en noir et blanc.
C’était donc un nom tout trouvé pour une librairie spécialisée en bandes dessinées, comics et mangas: Couleurs Directes. De dimension modeste, on y trouve cependant un large choix d’albums. Mais ce qu’on vient y chercher avant tout c’est le conseil et la connaissance de l’univers de la BD que l’on ne rencontre que très rarement chez les enseignes généralistes. En tout cas au 109 rue de Famars le patron n’est pas avare d’anecdotes, de bon choix et il sait en fonction de vos goûts vous proposer des auteurs ou des thèmes qui vous plairont. Et s’il n’a pas l’ouvrage que vous cherchez, qu’à cela ne tienne, il vous le commande. Que demandez de plus à un bon BDiste.
Avant de vous laissez je ne peux pas m’empêcher de vous raconter moi même une anecdote sur ma première visite. Je rentre dans la boutique et je flâne en regardant les albums. Dans le fond un gars est en train de ranger une basse et d’apprendre à son fils à jouer de la guitare. Un copain du patron visiblement. Je continue mon tour, le bassiste pendant ce temps s’en va et entre temps je demande conseil au maître des lieux sur mes prochaines lectures. Il me recommande vivement une BD qui selon lui devrait tout à fait me plaire. En plus, ajoute-t-il, le dessinateur est un local, c’est même justement le copain à la basse qui vient de sortir et qui est passé dans le café d’à côté. D’ailleurs si je fais l’effort d’aller le voir de sa part il me dédicacera surement mon album.
C’est comme ça que je suis reparti ce soir là chez moi avec plus qu’une simple signature dans mon album, premier tome d’une histoire qui s’est révélée effectivement très intéressante et dont je vous reparlerai prochainement.

La dédicace en question:

Anguilles, Aliens et Asimov

Posted on septembre 8th, 2007 under Livres, Médias et Culture

moray murene eelsEn attendant les images du Mexique, voici une nouvelle qui ravira les fans du xénomorphe le plus dangereux de l’espace. Il existe bien dans la nature des créatures dotées d’un double jeu de mâchoires à l’instar des Aliens. Pour être exact cela fait longtemps que les scientifiques connaissaient des espèces de poisson avec une deuxième mâchoire au fond de la gueule pour par exemple les aider à avaler. La découverte plus récente et publiée cette semaine dans le journal scientifique Nature c’est que la Murène peut se servir de cette deuxième mâchoire pour saisir ses proies en l’avançant jusque dans sa gueule. Il ne s’agit pas de la faire sortir hors de la gueule mais cela évoque tout de même bien le comportement des créatures d’Alien.
Comme quoi il n’est pas si facile d’imaginer des choses qui n’existe pas déjà dans la nature. et quand les gens y arrivent, en générale la réalité se fait un malin plaisir de rattraper la fiction.

Tiens d’ailleurs, il y a un grand auteur de science-fiction très très fort quand il s’agit d’anticiper sur des évolutions techniques: Isaac Asimov et si vous voulez un peu de lecture je vous conseille cette brève nouvelle: the last question qui date tout de même de 1956. Je trouve qu’Asimov est tout à fait en accord dans ces récits et descriptions des techniques du futur avec les lois d’évolutions des systèmes de TRIZ. Peut-être est-ce parce que les deux sont d’origine russe.

From BoingBoing et Nature

Vu à la radio: It sounds like teen spirit, similitudes musicales

Posted on août 23rd, 2007 under Audio, Livres, Musique

Dans le poste en allant au travail ce matin, l’équipe du Rod Ryan Show interviewait Timothy English. Timothy est l’auteur d’un livre nommé Sounds like Teen Spirit, en référence au titre de Nirvana, qui traite de toutes les similitudes que l’on trouve dans les chansons rocks. Qui ne sait jamais dit c’est drôle ce riffle de guitare ressemble à celui de tel autre morceaux? Hey ça sonne comme un morceau des Beattles cette chanson d’Oasis àCela arrive souvent, parfois simple fait du hazard, parfois moins.
On savait que par nature les samples de rap et de hip-hop reprenait les standards du Funk et de la Soul (d’ailleurs si quelqu’un pouvait laisser dans les commentaires l’adresse du site qui permet de les découvrir. Nico ?), mais le rock aussi s’auto-alimente et les groupes de rock alternatif s’inspire des standards des années 60 et 70. Le tempo peut à lui seul suffire à nous abuser. Bien entendu toutes ces similitudes font la joie des bootlegers et autres réalisateurs de mashups musicaux.
Pour conclure sur le sujet rien de tel qu’un exemple. Selon vous la chanson Why don’t you get a job d’Offspring tient-elle plus du Obladi Oblada des Beatles ou bien de Cecilia de Simon et Garfunkel? Pas évident…

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Critical Chain: la Chaîne critique – Eliyahu M. Goldratt

Posted on juillet 4th, 2007 under Livres

Critical Chain Si le But/The Goal est le livre de chevet de nombreux managers et ingénieurs de production, il ne faut pas croire pour autant que c’est le seul ouvrage de Eliyahu Goldratt. Après avoir introduit la Théorie des Contraintes (Theory of Constraints: TOC) dans le monde des opérations via Le But, et sa suite It’s not luck où il l’applique aussi au marketing, Goldratt nous montre dans La Chaine critique comme transposer la TOC dans le domaine de la gestion de projet. Loin de moi l’idée de vous expliquer le contenu du livre. Je me contenterai de vous donner les 3 raisons qui font pour moi que toute personne ayant de près ou de loin affaire à des projets (c’est à dire à peu près tout le monde) devrait trouver son compte en lisant ce livre:
1. Le fond de la théorie expliquée est simple, élégant et fait sens. Rien n’est neuf, le livre à 10 ans et les concepts sont bien plus vieux, cependant on se rend compte qu’il y a bien des situations encore aujourd’hui où ils ne sont pas appliqués et pourtant seraient efficaces.
2. Le livre présente les concepts de manière très progressive et didactique. Et pour cause, on est plongé dans l’univers d’un professeur qui construit un cours sur le sujet et de sa classe de management qui suit son cours et vient l’alimenter de ses exemples concrets. J’ai un historique assez court encore dans le monde professionnel mais j’ai déjà rencontré de prêt ou de loin tous les cas présentés. C’est aussi une force de la TOC, elle est construite pour le monde réel.
3. C’est un roman d’affaire, une business novel en anglais, genre que Goldratt a initié avec le But. Il s’agit donc d’un vrai roman où en plus de la théorie des contraintes on suit notre professeur qui tente de faire son chemin dans le milieu académique de la recherche et d’éviter que sa situation difficile ne le brouille avec sa femme.
4. Quoi àj’avais dis trois, et bien voilà la raison bonus. Goldratt utilise aussi cet ouvrage pour parler du monde de l’enseignement et de la formation au management, il y critique le système académique ainsi que l’adéquation des formations au management (celle d’il y a 10 ans aux Etats-Unis au moins) avec les besoins des entreprises. Il parle par exemple du choc de la première année où les jeunes diplômés se rendent compte que ce qu’ils ont appris n’est pas du tout applicable en réalité. Ce qui me fais me dire qu’il y a aussi de bonnes formations, au moins une en France à ma connaissance, qui épargnent dans une bonne mesure à ses diplômés ce genre de choc.
Une fois que vous aurez lu ça et que vous vous serez demandé comment les outils informatiques prennent ces idées en charge, alors vous pourrez vous procurer Un an pour sauver l’entreprise du même auteur. Si vous avez lu ces livres ou d’autres ouvrages de Goldratt comme le But j’aimerais bien connaitre votre avis sur le contenu, le style, etc.

Good Omens, l’apocalypse selon Neil Gaiman et Terry Pratchett

Posted on mai 29th, 2007 under Livres

goodomens.jpgCa fait un petit moment que l’idée de vous parler de ce livre me trotte dans la tête, et comme je l’ai terminé il y a quelques jours, il est temps de passer de l’idée à la réalisation.
Alors bien entendu, il y est question de fin du monde avec anges et démons et tout le folklore de l’apocalypse mais rassurez-vous (ou soyez en déçu après tout c’est vous qui voyez) on est loin du style de Dan Brown ou de Marc Levy. Pour être plus précis Good Omens est en quelque sorte LA parodie de tous les livres du genre Sept jours pour une éternité… (lui même pas désagréable à lire mais moins fun que Good Omens), ou de tous les livres et films qui traitent de la fin du monde plus ou moins de la même façon de toute manière.
Ceux qui connaissent bien les auteurs Neil Gaiman et Terry Pratchett peuvent s’imaginer ce que donne un tel sujet traité par leur plume. Sans vous en dévoiler trop, dites vous que l’histoire vous fera passer par un séminaire de team-building à balles réelles, que le code d’urgence pour la découverte de l’Atlantide est déjà prévu dans les manuels maritimes et que la musique de Queen sert plus ou moins de bande originale au livre, dans la mesure où un livre peut en avoir une.
Et bien sûr si vous n’avez jamais eu l’occasion de lire ces auteurs (merci Jo au passage de m’avoir fait découvrir les deux), Neil Gaiman est l’auteur de Sandman ou par exemple de American Gods (que je vous conseille moins que Good Omens), et Terry Pratchett est l’auteur, entre autre, de la série de livres Discworld.
Vous trouverez la version française sous le titre De bons présages. La version originale est abordable. Et vous aurez donc compris que je vous le recommande.