Archive for the ‘Musique’ Category

Buddy Guy en concert à Houston, le blues sans la tristesse

Posted on avril 21st, 2008 under Houston, Musique

Vu de l’extérieur et même parfois de l’intérieur Houston peut passer pour une ville morte un peu pauvre culturellement, mais elle sait ménager de belles surprises parfois et quand elle y va ce n’est pas à moitié. Ainsi hier à l’occasion du Houston International Festival se produisait dans le Sam Houston Park, Buddy Guy.

Qui ? Buddy Guy. Ce bluesman est une légende du blues et du rock et l’on considère qu’il est le pont entre ces deux styles musicaux. Il a pour influence des gens comme Johny Lee Hooker et parmi ceux qui ont été influencés par lui des grands noms comme Jimmy Hendrix, Stevie Ray Vaughan, les Rolling Stones et en premier lieu Eric Clapton avec qui il a beaucoup joué.

Ce bonhomme donc était en concert à 5 minutes de chez moi pour le prix de l’entrée au festival soit 12,5 $ et autant vous dire que la prestation valait bien plus que ça. Ce monsieur envoie du lourd, il vous explique que le blues ce n’est pas des histoires d’hommes malheureux à condition de savoir lire entre les lignes et il illustre son propos à l’aide de paroles à double sens dont le second est souvent salace au plus grand bonheur de la foule. Et puis il se permet de reprendre du Johny Lee Hooker à la façon de Johny Lee Hooker avant de passer sur du Clapton version Clapton pour vous faire sentir la variété des genres et lorsqu’il entame un morceau de Hendrix en y allant de tous les effets type guitare dans le dos, à une main, etc le public s’enflamme. Et puis pas avare de lui même il s’offrira même un tour à pied dans la foule. Bref un concert plein de bonne musique et un excellent souvenir.

Buddy Guy Houston 2008

Buddy Guy à Houston 2008

Buddy Guy à Houston 2008 ter

Shine a light: la lumière brille avec les Rolling Stones et Scorsese

Posted on avril 13th, 2008 under Films TV Séries, Musique

Shine a LightCe mercredi 16 avril sort en France Shine a Light le film de concert des Rolling Stones réalisé par Martin Scorsese. Tous les films n’ayant pas encore de date de sortie mondiale, nous avons pu aller le voir dans notre salle IMAX (i.e. écran géant dans ce cas) de secteur ce samedi.

Bon il y a beaucoup de chose à dire et de dites sur les à côtés de ce film: les liens entre les Stones et le cinéma, l’existant entre les films de Scorsese et la musique des Rolling Stones, la sélection des techniciens sur le film, etc. Mais vous pouvez aller voir la fiche du film sur allocine aussi bien que moi. En ce qui me concerne j’ai l’impression de me spécialiser en quelque sorte dans les Rolling Stones au cinéma en IMAX puisque la dernière fois que j’ai “vu” les Stones c’est à la Géode (vers 1991 d’après internet, moi je ne me souviens plus de la date). Bref passé ce souvenir personnel, revenons au film. Si l’on aime les Stones, c’est un bon moment de musique.

Après un courte introduction qui montre Scorsese supposé galérer pour obtenir la setlist afin de réaliser son film au mieux et un speech d’intro fait par un guest de circonstance dont je ne vous dévoilerai pas le nom pour vous garder la surprise, on rentre dans le vif du concert avec les poils qui se hérissent sur la première chanson dont là aussi je ne vous dirai pas le titre pour garder votre plaisir intact. Ensuite les chansons s’enchaînent, certaines rejointes par des invités connus, au passage vous y apprendrez que Jack White n’est pas prêt de faire du Stones mieux que les Stones. Des images d’archives et d’interview viennent ponctuer le concert et créer des décalages qui font parfois sourire entre des Stones débutants en 1964 et les icônes qui se produisent en 2006 au Beacon Theater. D’ailleurs c’est le premier des deux seuls reproches que je ferais au film, plus d’images d’archive et sur les à côtés du concert n’auraient rien gâché. Le deuxième et dernier reproche est que sur scène il manque une chanson essentielle selon moi, à vous de me dire si elle vous manque aussi.
En dehors de ça, allez voir ce film, c’est les Stones.

Ce weekend où j’ai commencé ma conversion…à ITunes. Mode d’emploi

Posted on novembre 27th, 2007 under Musique, Technologies

ITunes Cover flowL’idée faisait son chemin depuis un moment. Et voilà qu’il y a un mois j’ai franchis le pas. Moi qui décochait systématiquement toute option permettant d’obtenir ITunes avec Quicktime, j’ai volontairement téléchargé et installé le logiciel d’Apple. Pour quelles raisonsàPour faire simple disons que je trouve qu’ITunes remet en valeur la musique au format numérique. Car attention, installer ITunes ce n’est pas simplement changer de lecteur audio, c’est - un peu pompeusement dit sans doute - repenser la façon d’organiser, de collectionner et d’écouter sa musique. Et il faut dire que cette valeur ajoutée d’ITunes est aussi une grosse barrière à son adoption car si l’on a déjà une collection de mp3, en encodant ses CDs par exemple, et que l’on souhaite profiter pleinement d’Itunes il faut plus ou moins se plier aux exercices suivants:

- ré-étiquetter ( retaguer ou éditer les tags ID3 ) correctement ses fichiers mp3 pour leur attribuer un nom d’artiste, un titre d’album, un titre de chanson, un genre, etc. Ceci est essentiel pour que les fichiers soient ensuite triés correctement par ITunes mais aussi pour pouvoir naviguer agréablement entre les albums, les artistes et les courant musicaux. Un bon logiciel gratuit comme Mp3Tag faisant bien l’affaire. Il permet comme d’autres de rechercher les informations relatives au morceau sur des bases de données en ligne comme FreeDB.

- Glisser les albums dans la bibliothèque d’Itunes pour que celui-ci recopie les fichiers dans un répertoire propre et avec une organisation qui suit scrupuleusement les tags ID3 de vos fichiers.

- Pour profiter pleinement de la fonction Cover Flow qui permet de “manipuler” les albums comme si l’on tenait leur pochette, il est aussi nécessaire d’associer l’image de la jaquette à chaque album. L’opération est simple dans ITunes, un simple glisser déposer suffit. Le plus dur étant de trouver les pochettes mais dans un tel cas un site de vente de musique comme amazon.com vous aide souvent.

Personnellement après avoir passer une bonne demi-journée à trier ma musique, j’ai décidé que je ferais ça au fur et à mesure que me prend l’envie d’en écouter. Je rajouterai mes albums petit à petit dans la bibliothèque ITunes. Peut être que pour m’éviter toute cette peine la prochaine fois j’achèterai directement l’album tout bien préparé sur l’ITune Store avant de le transférer via ITunes sur mon futur IPod. Mais… Mais! que m’arrive-t-il ?

Combien vaut la musique ?

Posted on octobre 27th, 2007 under Musique, Technologies

How_Much_Music.jpgCa faisait longtemps que je voulais vous faire part de mes reflexions, qui valent ce qu’elles valent, sur le prix de la musique et son mode de distribution. Un article du Newsweek de cette semaine va considérablement m’aider à structurer mon propos sur ce sujet qui est (re)passé sous les projecteurs grâce au groupe Radiohead. Celui-ci a en effet récemment proposé son dernier album au téléchargement sur son site à un prix que l’acheteur fixait librement. Resultat: 30% l’on acquit gratuitement, une majorité entre $5 et $15 , et l’on estime à un demi million les téléchargement pirates qui ont suivis. Voilà donc la réponse des amateurs de musique à la question: “Combien vaut un morceau de musique numerique ?” Rien ou presque.

Et ils n’ont sans doute pas tort. En effet le coût marginal (coût de production d’une unité supplémentaire) est nul ou infinitesimal. Les coûts étant essentiellement fixes: les artistes, les coûts d’enregistrement et de mixage incluant matériel et techniciens du son, ainsi que les coûts de promotion. Comment justifier alors qu’un morceau de musique au format numerique soit vendu 99 cents (d’Euro ou de Dollar peu ou proue la même chose) et qu’un album se vende plus de $15 àCela devient encore plus injustifiable, même aux yeux du distributeur de musique, lorsque l’on sait que l’experience menée par le site internet Rhapsody a montré qu’en divisant le prix par 2 les ventes avait été multipliées par 6. Tous calculs faits, et pas besoin d’une license en math, le vendeur augmente substanciellement ses bénéfices.

Au passage n’ayant plus besoin d’une entreprise assurant les coûts importants de production d’un support physique (Vinyl ou CD), les coûts d’enregistrement étant abordable et les coûts de promotion fortement réduit grâce à Internet, les artistes envisagent de moins en moins de signer des contrats avec des maisons de disques et se tournent vers d’autres types de “promoteur”. Madonna elle-même vient de signer avec LiveNation: un énorme organisateur de concert (qui gère aussi des radios notamment à Houston). La scène risque bien de redevenir le lieux de promotion privilégié des artistes. Paul McCartney a lui choisit Starbucks.

Enfin la distribution de morceaux de musique numérique de bonne qualité n’étant pas non plus 100% gratuite, les distributeurs essayent de mieux valoriser leur produit aux yeux (et aux oreilles) des mélomanes. Cela passe à mon avis par le fait de vendre, comme le fait Apple via son logiciel ITunes, non seulement la musique elle même mais aussi et surtout toute la méta-information qui l’accompagne: titre des pistes et nom de l’artistes bien entendu mais aussi visuel (pochette par exemple) associé, année de création, et pourquoi pas plus d’information et d’anecdotes sur l’album ou le groupe. Les services permettant de se procurer la musique qui passe dans le lieux où l’on se trouve, comme le propose Apple et Starbucks (tiens encore Starbucks et encore Apple, des acteurs non historiques de la musique), sont aussi une façon d’ajouter de la valeur au fichier numérique via ses méta-données.

Nous sommes dans une période de changement rapide de l’industrie musicale qui va peut-être redevenir de moins en moins “industrie” et de plus en plus “musicale”.

L’article de Newsweek en question.

Vu à la radio: It sounds like teen spirit, similitudes musicales

Posted on août 23rd, 2007 under Audio, Livres, Musique

Dans le poste en allant au travail ce matin, l’équipe du Rod Ryan Show interviewait Timothy English. Timothy est l’auteur d’un livre nommé Sounds like Teen Spirit, en référence au titre de Nirvana, qui traite de toutes les similitudes que l’on trouve dans les chansons rocks. Qui ne sait jamais dit c’est drôle ce riffle de guitare ressemble à celui de tel autre morceaux? Hey ça sonne comme un morceau des Beattles cette chanson d’Oasis àCela arrive souvent, parfois simple fait du hazard, parfois moins.
On savait que par nature les samples de rap et de hip-hop reprenait les standards du Funk et de la Soul (d’ailleurs si quelqu’un pouvait laisser dans les commentaires l’adresse du site qui permet de les découvrir. Nico ?), mais le rock aussi s’auto-alimente et les groupes de rock alternatif s’inspire des standards des années 60 et 70. Le tempo peut à lui seul suffire à nous abuser. Bien entendu toutes ces similitudes font la joie des bootlegers et autres réalisateurs de mashups musicaux.
Pour conclure sur le sujet rien de tel qu’un exemple. Selon vous la chanson Why don’t you get a job d’Offspring tient-elle plus du Obladi Oblada des Beatles ou bien de Cecilia de Simon et Garfunkel? Pas évident…

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Si vous ne restez pas en France cet été vous allez manquer un Summer of Love

Posted on juillet 5th, 2007 under Musique

summer of loveIl y a vraiment du bon dans la télévision française, pardon, dans la télévision européenne. Alors que les grandes chaînes hertziennes ne diffusent plus vraiment de cinéma, qu’elles ne nous proposent qu’une n-ième version d’Intervilles pendant l’été, et que la musique n’y reçoit pas toujours le traitement qu’elle mérite, une fois encore l’espoir vient d’ARTE, la chaîne européenne.
Cette été 2007, durant pas moins de 12 soirées, ARTE revisite le Summer of Love qui, 40 ans plus tôt durant l’été 1967, marquait une montée en puissance de la culture hippie, du psychédélisme et d’une première culture jeune quasi globale. Et comme à son habitude la chaine traite le sujet sous de multiples angles: documentaires, concerts, court-métrages et films de l’époque. La première soirée diffusée cette semaine a tenu toutes ses promesses. Cette série thématique traitera même un peu plus que 1967 et le festival de Monterey puisqu’elle diffusera aussi le très bon film sur le festival de Woodstock en 69.
Pour ne plus en louper une miette, le programme est sur le site d’ARTE qui donne plein d’infos complémentaires, et qui propose une extension intéressante à ce que vous verrez à la télé avec 8 playlists elles aussi très bien documentées. Au passage on voit ici qu’ARTE exploite avec justesse les possibilités du web pour apporter de la valeur ajoutée à sa programmation. Alors cet été, bande de veinards qui pourrez regarder en France (ou en Allemagne), soyez Love !

En ce moment à la radio à Houston: Mims

Posted on juillet 2nd, 2007 under Audio, Musique

MIMSEt pour être honnête ce n’est pas sur le style de radio que j’écoute, car autant vous le dire tout de suite Mims est un rappeur. Alors comment me direz vous puis-je le connaître si je n’écoute pas les radios sur lequels il passe àet pourquoi en parler ?
La réponse à la première question est simple, un sample du single This is why I’m hot (littéralement C’est pour ça que je suis chaud) de Mims servait de musique cette saison aux Rockets, l’équipe de basket de Houston. On pouvait d’ailleurs entendre ce même sample au Minute Maid Park au match des Astros. Et pour répondre à la deuxième question, si je vous en parle, c’est parce que je profite de ce blog pour vous raconter un peu comment est Houston et comment y vivent les gens, et qu’ici Mims fait parti du fond musical de l’année 2007 avec son premier album. Car avec Music is My Savior (prenez l’acronyme vous obtenez MIMS), Shawn Mims fait ses vrais débuts de rappeur après avoir été longtemps DJ, producteur et MC. Son album est plutôt orienté facile à écouter, ce que les puristes lui reprocheront, et quelques chansons sont clairement faites pour être passées en club. C’est le cas par exemple du single This Is Why I’m Hot, dont une version Reggae en duo avec Junior Reid et Baby Cham est proposée sur l’album et dont une version Rock surnommée This Is Why I Rock (en extrait) a été enregistrée par Purple Popcorn. Pour tout dire même sans être amateur de rap, l’ensemble de l’album s’écoute.

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A la radio à Houston en ce moment: Finger Eleven, Paralyzer

Posted on juin 24th, 2007 under Audio, Houston, Musique

FingerEleven Them vs You vs MeS’il y a bien un groupe de rock qu’on entend autant que Linkin Park en ce moment à la radio, c’est bien entendu Finger Eleven. Ce groupe Canadien tourne en boucle sur les ondes avec son single Paralyzer issu de l’album Them vs You vs Me sortie cette année.
La recette du tube rock de l’été qui marche est simple: un groupe de rock, un son de batterie à la limite du disco, une basse qui part un peu en funk, et vous vous retrouvez avec un morceau dansant qui passerait quasiment aussi bien en concert que sur un dance floor. D’ailleurs c’est de ça qu’il s’agit dans la chanson, de faire bouger. Le reste de l’album lui aussi s’écoute très bien, avec des morceaux typiques des groupes de rock alternatif: certains bien électriques qui bougent et d’autres plus acoustiques qui détendent. Par contre j’ai beau les entendre depuis que je suis à Houston, je n’ai pas souvenir de les avoir écoutés sur les ondes françaises. Qu’en est-il ? Font-ils le même carton ?

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A la radio à Houston en ce moment: Linkin Park, Minutes to Midnight

Posted on juin 17th, 2007 under Audio, Houston, Musique

minutestomidnight.jpgEt je suppose que ce n’est pas qu’à Houston qu’on entend les singles Bleed it out et What I’ve done issus du dernier album de Linkin Park, Minutes to Midnight. Mais si ! Vous savez ! Linkin Park, ce groupe révélé en pleine mode du néo-métal en 2000. A l’époque ils étaient un peu au milieu de la masse d’un certains nombre de groupes mais ils ont réussis à tracer leur route de façon durable. Et comment me direz-vous àA mon humble avis, c’est en explorant des voies en marge du simple rock et en mélangeant leur son d’origine à d’autres courants musicaux qu’ils ont réussi à proposer des compositions originales et qui font mouche. Ce fut par exemple le cas lors de leur collaboration avec le rappeur JayZ.
Et c’est aussi le cas sur leur dernier album. Les chansons sont bien différentes les unes des autres dans un tout qui reste cohérent. Bon ok c’est peut être de la musique un peu facile mais ça fonctionne et l’ensemble est bien agréable à écouter. Perso, j’ai une petite préférence sur l’album pour le single Bleed it out.

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Réponse: Chris Cornell

Posted on juin 4th, 2007 under Musique

Chris CornellEt oui le chanteur du générique du dernier James Bond est l’ancien chanteur du groupe Soundgarden puis du groupe Audioslave (cf billet précédent) où il chantait avec les anciens musiciens du groupe Rage Against The Machine.
Toujours est-il qu’en ce début Juin il sort un album solo, où l’on retrouve le générique You Know My Name et d’autres bonnes chansons rock qui sonnent bien et pas dans un style à la Rock Voisine contrairement à ce que la pochette de l’album pourrait laisser penser.
C’est du rock!
Il y a aussi une reprise de Billie Jean version rock acoustique. Je ne trouve pas que ce soit la meilleure chanson de l’album, à vous de vous faire un avis.