On l’entend et on le lit un peu partout, L’Iphone et l’ITouch révolutionne “l’expérience utilisateur”. Derrière ce terme marketing se cache l’idée que l’interface utilisée sur ces produits Apple modifie notre lien à l’objet de façon conséquente. Cela peu avoir l’air d’un simple argument marketing mais qu’en est-il vraiment ?
Ayant l’objet en main depuis quelques jours je dois dire que j’ai été moi aussi séduit par cette fameuse expérience utilisateur. Alors creusons un peu, dépassons l’émerveillement de départ, et cherchons ce qui rend cette interface si particulière. Les écrans tactiles existent depuis longtemps donc ce n’est pas à proprement parler la technologie “tactile” qui fait la différence. Selon moi, ce qui rend l’objet si intéressant c’est la mise en oeuvre astucieuse de la technologie pour proposer une utilisation intuitive de l’objet. La période d’apprentissage de l’ITouch est en effet très courte voir nulle. Dès la prise en main l’objet est maitrisé au doigt et à l’œil (enfin surtout au doigt). On touche, on bouge, on étire, on focus sur les objets à l’écran comme dans le monde réel. Ici pas de stylet et pas de zone d’écriture à la Palm avec son système graffiti qui nécessitait un peu (pas mal ?) d’entrainement avant de pouvoir s’en servir. Apple partant du principe que l’homme était déjà définitivement adapté au clavier, il y en a donc un à l’écran dès que nécessaire (qui apparait comme par magie quand il y en a besoin).
Reste encore la question de comment réaliser une interface si aboutie. Le cahier des charges a du être particulièrement soigné et détaillé. J’aimerai avoir l’occasion de lire un tel document. Comment spécifie-t-on par exemple que l’on veut que le temps de réponse du système soit suffisamment court pour donner un impression de suivi du doigt lors du déplacement d’objet àComment décrit-on la fonction qui doit permettre de faire la différence entre le clic sur un lien et un simple touché d’écran pour le faire défiler àLe cahier des charges fonctionnel, à mon humble avis, c’est là que ça se joue.
Bon sur ces considération je retourne à mon jouet.
*expression anglaise en français dans le texte empruntée à l’escrime.