Nuits Secrètes d’Aulnoye-Aymeries: Marianne Faithfull sur scène
Posted on août 10th, 2009 under Musique, Valenciennes et le Nord
Si vous ne savez pas situer Aulnoye-Aymeries spontanément, ne vous flagellez pas pour autant. C’est une ville de 9000 habitants dans le Nord, dont on parle peu faute de singularité.
Enfin c’est ce que je pensais jusqu’à récemment mais c’était sans compter sur le festival les Nuits Secrètes. Ce festival mêle depuis 2002 théâtre, art de rue et musique. Il y a une grande scène gratuite et des scènes annexes avec un ticket d’entrée modique (6 ou 9 €). Pour ma première année je ne pourrai pas vous en parler plus car je ne suis aller qu’à un seul concert: celui de Marianne Faithfull sur la Grande Scène.
Marianne Faithfull c’est aujourd’hui une sexagénaire rescapée d’un littéral sex drugs and rock’n roll. Je ne vous ferais pas sa bio, je la connais à peine. J’ai entendu son nom pour la première fois lorsque j’ai entendu « La voix des choeurs c’est Marianne Faithfull » à propos de la chanson The Memory Remains de Metallica. C’est donc la curiosité qui m’a poussé à aller la voir sur scène et je ne le regrette pas. Tout d’abord pour les musiciens qui ont très bien interprété tous les titres de la setlist qui s’autorise de nombreuses reprises de standards. Et puis les titres propres à Marianne Faithfull se sont avérés pas mal du tout. Sa voix éraillée qui est sa marque de fabrique est déroutante au début puis plus elle s’échauffe plus on se prend au jeu.
Un très agérable moment, d’autant plus surprenant qu’il avait lieu à Aulnoye-Aymeries. Oui tout à fait vous avez raison, cette ville du Nord qui accueille les Nuits Secrètes. Mais vous connaissez alors ?
Lorsque sur les ondes radiophoniques françaises, j’entendis pour la première fois l’animateur lancer « Et maintenant le dernier Francis Cabrel, Né dans le Bayou » ma première réaction fut « Tant pis va falloir changer de station » car l’idée d’écouter un Cabrel dernière génération ne m’enchantait pas franchement. Il faut dire que ces dernières chansons évangélisto-castastrophico-pseudo-écologiste ne me plaisent vraiment pas alors que le Cabrel d’avant ma naissance me fait chanter avec un accent du sud-ouest, pathétique certes, mais enjoué.


Ca faisait longtemps que je voulais vous faire part de mes reflexions, qui valent ce qu’elles valent, sur le prix de la musique et son mode de distribution. Un article du Newsweek de cette semaine va considérablement m’aider à structurer mon propos sur ce sujet qui est (re)passé sous les projecteurs grâce au groupe Radiohead. Celui-ci a en effet récemment proposé son dernier album au téléchargement sur son site à un prix que l’acheteur fixait librement. Resultat: 30% l’on acquit gratuitement, une majorité entre $5 et $15 , et l’on estime à un demi million les téléchargement pirates qui ont suivis. Voilà donc la réponse des amateurs de musique à la question: « Combien vaut un morceau de musique numerique ? » Rien ou presque.
Il y a vraiment du bon dans la télévision française, pardon, dans la télévision européenne. Alors que les grandes chaînes hertziennes ne diffusent plus vraiment de cinéma, qu’elles ne nous proposent qu’une n-ième version d’Intervilles pendant l’été, et que la musique n’y reçoit pas toujours le traitement qu’elle mérite, une fois encore l’espoir vient d’ARTE, la chaîne européenne.


