Buddy Guy en concert à Houston, le blues sans la tristesse

Posted on avril 21st, 2008 under Houston, Musique

Vu de l’extérieur et même parfois de l’intérieur Houston peut passer pour une ville morte un peu pauvre culturellement, mais elle sait ménager de belles surprises parfois et quand elle y va ce n’est pas à moitié. Ainsi hier à l’occasion du Houston International Festival se produisait dans le Sam Houston Park, Buddy Guy.

Qui ? Buddy Guy. Ce bluesman est une légende du blues et du rock et l’on considère qu’il est le pont entre ces deux styles musicaux. Il a pour influence des gens comme Johny Lee Hooker et parmi ceux qui ont été influencés par lui des grands noms comme Jimmy Hendrix, Stevie Ray Vaughan, les Rolling Stones et en premier lieu Eric Clapton avec qui il a beaucoup joué.

Ce bonhomme donc était en concert à 5 minutes de chez moi pour le prix de l’entrée au festival soit 12,5 $ et autant vous dire que la prestation valait bien plus que ça. Ce monsieur envoie du lourd, il vous explique que le blues ce n’est pas des histoires d’hommes malheureux à condition de savoir lire entre les lignes et il illustre son propos à l’aide de paroles à double sens dont le second est souvent salace au plus grand bonheur de la foule. Et puis il se permet de reprendre du Johny Lee Hooker à la façon de Johny Lee Hooker avant de passer sur du Clapton version Clapton pour vous faire sentir la variété des genres et lorsqu’il entame un morceau de Hendrix en y allant de tous les effets type guitare dans le dos, à une main, etc le public s’enflamme. Et puis pas avare de lui même il s’offrira même un tour à pied dans la foule. Bref un concert plein de bonne musique et un excellent souvenir.

Buddy Guy Houston 2008

Buddy Guy à Houston 2008

Buddy Guy à Houston 2008 ter

Un weekend à Austin: Capitol, 6th et Hill Country

Posted on janvier 24th, 2008 under Houston, Photos

Activité du weekend dernier: Austin. A savoir, la capitale de l’état du Texas n’est ni Houston ni Dallas mais bien Austin. On y trouve en effet le Capitol du Texas où siège le Sénat texan et la Chambre des Représentants du Texas, et bien entendu où passe le gouverneur (Si vous en connaissez des gouverneurs texans, cf photos). Austin c’est aussi la ville de la plus grosse université du Texas: University of Texas, maison des Longhorns.

Mais Austin c’est surtout ce que l’on aime le plus des Etats-Unis: leur musique et même ce que l’on aime le mieux de la musique: la musique live. Austin se targue d’être The Live Music Capital of the World (la capitale mondiale de la musique live). La 6ieme rue (6th) est connue pour ses bars où des groupes jouent toute la soirée. A Austin ont commencé Janis Joplin, Stevie Ray Vaughan, etc.

Et en dehors d’Austin on retrouve le Hill Country (pays des collines), comme à San Antonio, avec ses criques, grottes, petit canyon. Quelques photos:

Le BuzzFest 2007: Evanescence, Chris Cornell, et les Smashing Pumpkins

Posted on octobre 30th, 2007 under Houston, Photos

Après les efforts du dimanche matin (voir un billet à venir) rien de tel pour finir activement son weekend que d’assister à un festival rock alternatif. Direction donc les Woodlands, banlieue nouvelle à 40 min au nord de Houston, et son Pavillon dédié au concert (cf. photos). Je ne vous ferais pas la revue complète mais il faut savoir qu’entre les groupes néo-métal de seconde zone (attention ils sont honnêtes mais juste très convenus) et bien Evanescence, dont je ne suis pas spécialement fan pourtant, se hisse au dessus du lot.
Et puis bien entendu quand une personne comme Chris Cornell arrive sur scène on passe encore au niveau d’au dessus. Il occupe bien la scène, énergique sans en faire de trop. Et lui qui vient d’entamer une carrière solo, il est assez soucieux de mettre en valeur les musiciens qui l’accompagnent et qui mettent eux aussi le feu au public à travers leurs solos endiablés de guitare ou de batterie. Bien sûr je ne vous parle pas du plaisir d’entendre ce monsieur chanter ses succès tels que Black Hole Sun.
Arrivent enfin les Smashing Pumpkins, tête d’affiche. Que dire, ils envoient un son très puissant et vous retourne dès leur deuxième morceau en interprétant Bullet with Butterfly Wings. Morceaux durs, sons planants, reprise de Johnny Lee Hooker version très métal. No comment.


Pas de belles photos de nuit désolé. Et puis il manque le (gros) son.

Combien vaut la musique ?

Posted on octobre 27th, 2007 under Musique, Technologies

How_Much_Music.jpgCa faisait longtemps que je voulais vous faire part de mes reflexions, qui valent ce qu’elles valent, sur le prix de la musique et son mode de distribution. Un article du Newsweek de cette semaine va considérablement m’aider à structurer mon propos sur ce sujet qui est (re)passé sous les projecteurs grâce au groupe Radiohead. Celui-ci a en effet récemment proposé son dernier album au téléchargement sur son site à un prix que l’acheteur fixait librement. Resultat: 30% l’on acquit gratuitement, une majorité entre $5 et $15 , et l’on estime à un demi million les téléchargement pirates qui ont suivis. Voilà donc la réponse des amateurs de musique à la question: “Combien vaut un morceau de musique numerique ?” Rien ou presque.

Et ils n’ont sans doute pas tort. En effet le coût marginal (coût de production d’une unité supplémentaire) est nul ou infinitesimal. Les coûts étant essentiellement fixes: les artistes, les coûts d’enregistrement et de mixage incluant matériel et techniciens du son, ainsi que les coûts de promotion. Comment justifier alors qu’un morceau de musique au format numerique soit vendu 99 cents (d’Euro ou de Dollar peu ou proue la même chose) et qu’un album se vende plus de $15 àCela devient encore plus injustifiable, même aux yeux du distributeur de musique, lorsque l’on sait que l’experience menée par le site internet Rhapsody a montré qu’en divisant le prix par 2 les ventes avait été multipliées par 6. Tous calculs faits, et pas besoin d’une license en math, le vendeur augmente substanciellement ses bénéfices.

Au passage n’ayant plus besoin d’une entreprise assurant les coûts importants de production d’un support physique (Vinyl ou CD), les coûts d’enregistrement étant abordable et les coûts de promotion fortement réduit grâce à Internet, les artistes envisagent de moins en moins de signer des contrats avec des maisons de disques et se tournent vers d’autres types de “promoteur”. Madonna elle-même vient de signer avec LiveNation: un énorme organisateur de concert (qui gère aussi des radios notamment à Houston). La scène risque bien de redevenir le lieux de promotion privilégié des artistes. Paul McCartney a lui choisit Starbucks.

Enfin la distribution de morceaux de musique numérique de bonne qualité n’étant pas non plus 100% gratuite, les distributeurs essayent de mieux valoriser leur produit aux yeux (et aux oreilles) des mélomanes. Cela passe à mon avis par le fait de vendre, comme le fait Apple via son logiciel ITunes, non seulement la musique elle même mais aussi et surtout toute la méta-information qui l’accompagne: titre des pistes et nom de l’artistes bien entendu mais aussi visuel (pochette par exemple) associé, année de création, et pourquoi pas plus d’information et d’anecdotes sur l’album ou le groupe. Les services permettant de se procurer la musique qui passe dans le lieux où l’on se trouve, comme le propose Apple et Starbucks (tiens encore Starbucks et encore Apple, des acteurs non historiques de la musique), sont aussi une façon d’ajouter de la valeur au fichier numérique via ses méta-données.

Nous sommes dans une période de changement rapide de l’industrie musicale qui va peut-être redevenir de moins en moins “industrie” et de plus en plus “musicale”.

L’article de Newsweek en question.

Ma prochaine destination: devinette en musique

Posted on octobre 1st, 2007 under Voyages et Lieux

Thanksgiving, est une fête typiquement nord-américaine, et très importante ici, suffisamment pour avoir des jours fériés qui, complétés par quelques jours de congés, permettent de partir en voyage.
Quelle destination choisir pour une telle occasionàEt pourquoi ne pas tenter un truc un peu exceptionnel. Allez je vous laisse avec un indice musical. Je suis sûr que vous allez deviner instantanément de quoi il s’agit.

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Personnellement je suis assez enthousiaste à l’idée d’aller là-bas.

Où sortir à Houston: la Carafe

Posted on août 28th, 2007 under Houston

lacarafe.jpgEnvie d’une petite Chimay ou d’un verre de vin àEnvie d’un endroit pas lounge, pas club, juste d’un endroit sympa àLa Carafe est pas mal pour ça. Un peu sombre quand on vient du dehors, on s’habitue à l’éclairage au bougie assez rapidement. Le bar est dans l’un des plus anciens bâtiment de Houston. Pensez vous ! 1847 c’est vieux ici.
A l’intérieur la décoration est hétéroclite (autant l’hiver éclate…), on peut citer entre autre:

  • Une tête d’élan
  • Des vieilles gravures en tout genre
  • Une caisse enregistreuse à l’ancienne
  • Une coupure de presse d’un article expliquant qu’un barman a empoissé des clients qui ne laissaient pas de pourboire
  • Et autres objets divers et variés

Et puis la musique se met au jukebox, la barman est cool et barbu et du jeudi au samedi le bar à l’étage est ouvert ainsi que le balcon. Pour tout vous dire ce n’est pas désagréable de partager un verre avec vue sur les buildings et sur le “vieux” Houston. Ambiance…

Vu à la radio: It sounds like teen spirit, similitudes musicales

Posted on août 23rd, 2007 under Audio, Livres, Musique

Dans le poste en allant au travail ce matin, l’équipe du Rod Ryan Show interviewait Timothy English. Timothy est l’auteur d’un livre nommé Sounds like Teen Spirit, en référence au titre de Nirvana, qui traite de toutes les similitudes que l’on trouve dans les chansons rocks. Qui ne sait jamais dit c’est drôle ce riffle de guitare ressemble à celui de tel autre morceaux? Hey ça sonne comme un morceau des Beattles cette chanson d’Oasis àCela arrive souvent, parfois simple fait du hazard, parfois moins.
On savait que par nature les samples de rap et de hip-hop reprenait les standards du Funk et de la Soul (d’ailleurs si quelqu’un pouvait laisser dans les commentaires l’adresse du site qui permet de les découvrir. Nico ?), mais le rock aussi s’auto-alimente et les groupes de rock alternatif s’inspire des standards des années 60 et 70. Le tempo peut à lui seul suffire à nous abuser. Bien entendu toutes ces similitudes font la joie des bootlegers et autres réalisateurs de mashups musicaux.
Pour conclure sur le sujet rien de tel qu’un exemple. Selon vous la chanson Why don’t you get a job d’Offspring tient-elle plus du Obladi Oblada des Beatles ou bien de Cecilia de Simon et Garfunkel? Pas évident…

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Si vous ne restez pas en France cet été vous allez manquer un Summer of Love

Posted on juillet 5th, 2007 under Musique

summer of loveIl y a vraiment du bon dans la télévision française, pardon, dans la télévision européenne. Alors que les grandes chaînes hertziennes ne diffusent plus vraiment de cinéma, qu’elles ne nous proposent qu’une n-ième version d’Intervilles pendant l’été, et que la musique n’y reçoit pas toujours le traitement qu’elle mérite, une fois encore l’espoir vient d’ARTE, la chaîne européenne.
Cette été 2007, durant pas moins de 12 soirées, ARTE revisite le Summer of Love qui, 40 ans plus tôt durant l’été 1967, marquait une montée en puissance de la culture hippie, du psychédélisme et d’une première culture jeune quasi globale. Et comme à son habitude la chaine traite le sujet sous de multiples angles: documentaires, concerts, court-métrages et films de l’époque. La première soirée diffusée cette semaine a tenu toutes ses promesses. Cette série thématique traitera même un peu plus que 1967 et le festival de Monterey puisqu’elle diffusera aussi le très bon film sur le festival de Woodstock en 69.
Pour ne plus en louper une miette, le programme est sur le site d’ARTE qui donne plein d’infos complémentaires, et qui propose une extension intéressante à ce que vous verrez à la télé avec 8 playlists elles aussi très bien documentées. Au passage on voit ici qu’ARTE exploite avec justesse les possibilités du web pour apporter de la valeur ajoutée à sa programmation. Alors cet été, bande de veinards qui pourrez regarder en France (ou en Allemagne), soyez Love !

En ce moment à la radio à Houston: Mims

Posted on juillet 2nd, 2007 under Audio, Musique

MIMSEt pour être honnête ce n’est pas sur le style de radio que j’écoute, car autant vous le dire tout de suite Mims est un rappeur. Alors comment me direz vous puis-je le connaître si je n’écoute pas les radios sur lequels il passe àet pourquoi en parler ?
La réponse à la première question est simple, un sample du single This is why I’m hot (littéralement C’est pour ça que je suis chaud) de Mims servait de musique cette saison aux Rockets, l’équipe de basket de Houston. On pouvait d’ailleurs entendre ce même sample au Minute Maid Park au match des Astros. Et pour répondre à la deuxième question, si je vous en parle, c’est parce que je profite de ce blog pour vous raconter un peu comment est Houston et comment y vivent les gens, et qu’ici Mims fait parti du fond musical de l’année 2007 avec son premier album. Car avec Music is My Savior (prenez l’acronyme vous obtenez MIMS), Shawn Mims fait ses vrais débuts de rappeur après avoir été longtemps DJ, producteur et MC. Son album est plutôt orienté facile à écouter, ce que les puristes lui reprocheront, et quelques chansons sont clairement faites pour être passées en club. C’est le cas par exemple du single This Is Why I’m Hot, dont une version Reggae en duo avec Junior Reid et Baby Cham est proposée sur l’album et dont une version Rock surnommée This Is Why I Rock (en extrait) a été enregistrée par Purple Popcorn. Pour tout dire même sans être amateur de rap, l’ensemble de l’album s’écoute.

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A la radio à Houston en ce moment: Linkin Park, Minutes to Midnight

Posted on juin 17th, 2007 under Audio, Houston, Musique

minutestomidnight.jpgEt je suppose que ce n’est pas qu’à Houston qu’on entend les singles Bleed it out et What I’ve done issus du dernier album de Linkin Park, Minutes to Midnight. Mais si ! Vous savez ! Linkin Park, ce groupe révélé en pleine mode du néo-métal en 2000. A l’époque ils étaient un peu au milieu de la masse d’un certains nombre de groupes mais ils ont réussis à tracer leur route de façon durable. Et comment me direz-vous àA mon humble avis, c’est en explorant des voies en marge du simple rock et en mélangeant leur son d’origine à d’autres courants musicaux qu’ils ont réussi à proposer des compositions originales et qui font mouche. Ce fut par exemple le cas lors de leur collaboration avec le rappeur JayZ.
Et c’est aussi le cas sur leur dernier album. Les chansons sont bien différentes les unes des autres dans un tout qui reste cohérent. Bon ok c’est peut être de la musique un peu facile mais ça fonctionne et l’ensemble est bien agréable à écouter. Perso, j’ai une petite préférence sur l’album pour le single Bleed it out.

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