Combien vaut la musique ?
Posted on octobre 27th, 2007 under Musique, Technologies
Ca faisait longtemps que je voulais vous faire part de mes reflexions, qui valent ce qu’elles valent, sur le prix de la musique et son mode de distribution. Un article du Newsweek de cette semaine va considérablement m’aider à structurer mon propos sur ce sujet qui est (re)passé sous les projecteurs grâce au groupe Radiohead. Celui-ci a en effet récemment proposé son dernier album au téléchargement sur son site à un prix que l’acheteur fixait librement. Resultat: 30% l’on acquit gratuitement, une majorité entre $5 et $15 , et l’on estime à un demi million les téléchargement pirates qui ont suivis. Voilà donc la réponse des amateurs de musique à la question: « Combien vaut un morceau de musique numerique ? » Rien ou presque.
Et ils n’ont sans doute pas tort. En effet le coût marginal (coût de production d’une unité supplémentaire) est nul ou infinitesimal. Les coûts étant essentiellement fixes: les artistes, les coûts d’enregistrement et de mixage incluant matériel et techniciens du son, ainsi que les coûts de promotion. Comment justifier alors qu’un morceau de musique au format numerique soit vendu 99 cents (d’Euro ou de Dollar peu ou proue la même chose) et qu’un album se vende plus de $15 àCela devient encore plus injustifiable, même aux yeux du distributeur de musique, lorsque l’on sait que l’experience menée par le site internet Rhapsody a montré qu’en divisant le prix par 2 les ventes avait été multipliées par 6. Tous calculs faits, et pas besoin d’une license en math, le vendeur augmente substanciellement ses bénéfices.
Au passage n’ayant plus besoin d’une entreprise assurant les coûts importants de production d’un support physique (Vinyl ou CD), les coûts d’enregistrement étant abordable et les coûts de promotion fortement réduit grâce à Internet, les artistes envisagent de moins en moins de signer des contrats avec des maisons de disques et se tournent vers d’autres types de « promoteur ». Madonna elle-même vient de signer avec LiveNation: un énorme organisateur de concert (qui gère aussi des radios notamment à Houston). La scène risque bien de redevenir le lieux de promotion privilégié des artistes. Paul McCartney a lui choisit Starbucks.
Enfin la distribution de morceaux de musique numérique de bonne qualité n’étant pas non plus 100% gratuite, les distributeurs essayent de mieux valoriser leur produit aux yeux (et aux oreilles) des mélomanes. Cela passe à mon avis par le fait de vendre, comme le fait Apple via son logiciel ITunes, non seulement la musique elle même mais aussi et surtout toute la méta-information qui l’accompagne: titre des pistes et nom de l’artistes bien entendu mais aussi visuel (pochette par exemple) associé, année de création, et pourquoi pas plus d’information et d’anecdotes sur l’album ou le groupe. Les services permettant de se procurer la musique qui passe dans le lieux où l’on se trouve, comme le propose Apple et Starbucks (tiens encore Starbucks et encore Apple, des acteurs non historiques de la musique), sont aussi une façon d’ajouter de la valeur au fichier numérique via ses méta-données.
Nous sommes dans une période de changement rapide de l’industrie musicale qui va peut-être redevenir de moins en moins « industrie » et de plus en plus « musicale ».
L’article de Newsweek en question.

Il y a vraiment du bon dans la télévision française, pardon, dans la télévision européenne. Alors que les grandes chaînes hertziennes ne diffusent plus vraiment de cinéma, qu’elles ne nous proposent qu’une n-ième version d’Intervilles pendant l’été, et que la musique n’y reçoit pas toujours le traitement qu’elle mérite, une fois encore l’espoir vient d’ARTE, la chaîne européenne.
Et pour être honnête ce n’est pas sur le style de radio que j’écoute, car autant vous le dire tout de suite Mims est un rappeur. Alors comment me direz vous puis-je le connaître si je n’écoute pas les radios sur lequels il passe àet pourquoi en parler ?
Et je suppose que ce n’est pas qu’à Houston qu’on entend les singles Bleed it out et What I’ve done issus du dernier album de Linkin Park, Minutes to Midnight. Mais si ! Vous savez ! Linkin Park, ce groupe révélé en pleine mode du néo-métal en 2000. A l’époque ils étaient un peu au milieu de la masse d’un certains nombre de groupes mais ils ont réussis à tracer leur route de façon durable. Et comment me direz-vous àA mon humble avis, c’est en explorant des voies en marge du simple rock et en mélangeant leur son d’origine à d’autres courants musicaux qu’ils ont réussi à proposer des compositions originales et qui font mouche. Ce fut par exemple le cas lors de leur collaboration avec le rappeur JayZ.
Et oui le chanteur du générique du dernier James Bond est l’ancien chanteur du groupe Soundgarden puis du groupe Audioslave (cf billet précédent) où il chantait avec les anciens musiciens du groupe Rage Against The Machine.
Un peu en marge de ce que vous avez pu voir dans la vidéo et des quartiers touristiques de la Nouvelle Orléans, il y a d’autres endroits vivant dans cette ville qui est décidément une ville assez sympa. Par exemple à peine sortie du quartier français, vous avez le parc municipal Louis Armstrong qui n’a rien de particulièrement pimpant mais où sont organisés des petits festivals. Par festival aux US il faut comprendre une scène avec des groupes du coin, les gens du quartier qui amènent les fauteuils de camping et la glacière qui se posent en demi-cercle autour de la scène et qui dansent au milieu. En l’occurrence quand on y est passé, il y avait une soirée Old School in the Park organisée par une radio locale. La radio en question est une radio hip-hop, et la musique qui passait en attendant le groupe était plutôt rap, on aurait presque pu s’attendre à voir une Battle. Là dessus est arrivé un Brass Band (cuivres et percussions) qui a vraiment envoyé du bois (comprendre mis l’ambiance) avec des morceaux bien pêchus et au milieu une très bonne reprise de Sexual Healing de Marvin Gaye.


