Nuits Secrètes d’Aulnoye-Aymeries: Marianne Faithfull sur scène

Posted on août 10th, 2009 under Musique, Valenciennes et le Nord

Nuits Secretes 2009Si vous ne savez pas situer Aulnoye-Aymeries spontanément, ne vous flagellez pas pour autant. C’est une ville de 9000 habitants dans le Nord, dont on parle peu faute de singularité.
Enfin c’est ce que je pensais jusqu’à récemment mais c’était sans compter sur le festival les Nuits Secrètes. Ce festival mêle depuis 2002 théâtre, art de rue et musique. Il y a une grande scène gratuite et des scènes annexes avec un ticket d’entrée modique (6 ou 9 €). Pour ma première année je ne pourrai pas vous en parler plus car je ne suis aller qu’à un seul concert: celui de Marianne Faithfull sur la Grande Scène.

Marianne FaithfullMarianne Faithfull c’est aujourd’hui une sexagénaire rescapée d’un littéral sex drugs and rock’n roll. Je ne vous ferais pas sa bio, je la connais à peine. J’ai entendu son nom pour la première fois lorsque j’ai entendu « La voix des choeurs c’est Marianne Faithfull » à propos de la chanson The Memory Remains de Metallica. C’est donc la curiosité qui m’a poussé à aller la voir sur scène et je ne le regrette pas. Tout d’abord pour les musiciens qui ont très bien interprété tous les titres de la setlist qui s’autorise de nombreuses reprises de standards. Et puis les titres propres à Marianne Faithfull se sont avérés pas mal du tout. Sa voix éraillée qui est sa marque de fabrique est déroutante au début puis plus elle s’échauffe plus on se prend au jeu.
Un très agérable moment, d’autant plus surprenant qu’il avait lieu à Aulnoye-Aymeries. Oui tout à fait vous avez raison, cette ville du Nord qui accueille les Nuits Secrètes. Mais vous connaissez alors ?

Buddy Guy en concert à Houston, le blues sans la tristesse

Posted on avril 21st, 2008 under Houston, Musique

Vu de l’extérieur et même parfois de l’intérieur Houston peut passer pour une ville morte un peu pauvre culturellement, mais elle sait ménager de belles surprises parfois et quand elle y va ce n’est pas à moitié. Ainsi hier à l’occasion du Houston International Festival se produisait dans le Sam Houston Park, Buddy Guy.

Qui ? Buddy Guy. Ce bluesman est une légende du blues et du rock et l’on considère qu’il est le pont entre ces deux styles musicaux. Il a pour influence des gens comme Johny Lee Hooker et parmi ceux qui ont été influencés par lui des grands noms comme Jimmy Hendrix, Stevie Ray Vaughan, les Rolling Stones et en premier lieu Eric Clapton avec qui il a beaucoup joué.

Ce bonhomme donc était en concert à 5 minutes de chez moi pour le prix de l’entrée au festival soit 12,5 $ et autant vous dire que la prestation valait bien plus que ça. Ce monsieur envoie du lourd, il vous explique que le blues ce n’est pas des histoires d’hommes malheureux à condition de savoir lire entre les lignes et il illustre son propos à l’aide de paroles à double sens dont le second est souvent salace au plus grand bonheur de la foule. Et puis il se permet de reprendre du Johny Lee Hooker à la façon de Johny Lee Hooker avant de passer sur du Clapton version Clapton pour vous faire sentir la variété des genres et lorsqu’il entame un morceau de Hendrix en y allant de tous les effets type guitare dans le dos, à une main, etc le public s’enflamme. Et puis pas avare de lui même il s’offrira même un tour à pied dans la foule. Bref un concert plein de bonne musique et un excellent souvenir.

Buddy Guy Houston 2008

Buddy Guy à Houston 2008

Buddy Guy à Houston 2008 ter

Shine a light: la lumière brille avec les Rolling Stones et Scorsese

Posted on avril 13th, 2008 under Films TV Séries, Musique

Shine a LightCe mercredi 16 avril sort en France Shine a Light le film de concert des Rolling Stones réalisé par Martin Scorsese. Tous les films n’ayant pas encore de date de sortie mondiale, nous avons pu aller le voir dans notre salle IMAX (i.e. écran géant dans ce cas) de secteur ce samedi.

Bon il y a beaucoup de chose à dire et de dites sur les à côtés de ce film: les liens entre les Stones et le cinéma, l’existant entre les films de Scorsese et la musique des Rolling Stones, la sélection des techniciens sur le film, etc. Mais vous pouvez aller voir la fiche du film sur allocine aussi bien que moi. En ce qui me concerne j’ai l’impression de me spécialiser en quelque sorte dans les Rolling Stones au cinéma en IMAX puisque la dernière fois que j’ai « vu » les Stones c’est à la Géode (vers 1991 d’après internet, moi je ne me souviens plus de la date). Bref passé ce souvenir personnel, revenons au film. Si l’on aime les Stones, c’est un bon moment de musique.

Après un courte introduction qui montre Scorsese supposé galérer pour obtenir la setlist afin de réaliser son film au mieux et un speech d’intro fait par un guest de circonstance dont je ne vous dévoilerai pas le nom pour vous garder la surprise, on rentre dans le vif du concert avec les poils qui se hérissent sur la première chanson dont là aussi je ne vous dirai pas le titre pour garder votre plaisir intact. Ensuite les chansons s’enchaînent, certaines rejointes par des invités connus, au passage vous y apprendrez que Jack White n’est pas prêt de faire du Stones mieux que les Stones. Des images d’archives et d’interview viennent ponctuer le concert et créer des décalages qui font parfois sourire entre des Stones débutants en 1964 et les icônes qui se produisent en 2006 au Beacon Theater. D’ailleurs c’est le premier des deux seuls reproches que je ferais au film, plus d’images d’archive et sur les à côtés du concert n’auraient rien gâché. Le deuxième et dernier reproche est que sur scène il manque une chanson essentielle selon moi, à vous de me dire si elle vous manque aussi.
En dehors de ça, allez voir ce film, c’est les Stones.

Le BuzzFest 2007: Evanescence, Chris Cornell, et les Smashing Pumpkins

Posted on octobre 30th, 2007 under Houston, Photos

Après les efforts du dimanche matin (voir un billet à venir) rien de tel pour finir activement son weekend que d’assister à un festival rock alternatif. Direction donc les Woodlands, banlieue nouvelle à 40 min au nord de Houston, et son Pavillon dédié au concert (cf. photos). Je ne vous ferais pas la revue complète mais il faut savoir qu’entre les groupes néo-métal de seconde zone (attention ils sont honnêtes mais juste très convenus) et bien Evanescence, dont je ne suis pas spécialement fan pourtant, se hisse au dessus du lot.
Et puis bien entendu quand une personne comme Chris Cornell arrive sur scène on passe encore au niveau d’au dessus. Il occupe bien la scène, énergique sans en faire de trop. Et lui qui vient d’entamer une carrière solo, il est assez soucieux de mettre en valeur les musiciens qui l’accompagnent et qui mettent eux aussi le feu au public à travers leurs solos endiablés de guitare ou de batterie. Bien sûr je ne vous parle pas du plaisir d’entendre ce monsieur chanter ses succès tels que Black Hole Sun.
Arrivent enfin les Smashing Pumpkins, tête d’affiche. Que dire, ils envoient un son très puissant et vous retourne dès leur deuxième morceau en interprétant Bullet with Butterfly Wings. Morceaux durs, sons planants, reprise de Johnny Lee Hooker version très métal. No comment.


Pas de belles photos de nuit désolé. Et puis il manque le (gros) son.

Vu à la radio: It sounds like teen spirit, similitudes musicales

Posted on août 23rd, 2007 under Audio, Livres, Musique

Dans le poste en allant au travail ce matin, l’équipe du Rod Ryan Show interviewait Timothy English. Timothy est l’auteur d’un livre nommé Sounds like Teen Spirit, en référence au titre de Nirvana, qui traite de toutes les similitudes que l’on trouve dans les chansons rocks. Qui ne sait jamais dit c’est drôle ce riffle de guitare ressemble à celui de tel autre morceaux? Hey ça sonne comme un morceau des Beattles cette chanson d’Oasis àCela arrive souvent, parfois simple fait du hazard, parfois moins.
On savait que par nature les samples de rap et de hip-hop reprenait les standards du Funk et de la Soul (d’ailleurs si quelqu’un pouvait laisser dans les commentaires l’adresse du site qui permet de les découvrir. Nico ?), mais le rock aussi s’auto-alimente et les groupes de rock alternatif s’inspire des standards des années 60 et 70. Le tempo peut à lui seul suffire à nous abuser. Bien entendu toutes ces similitudes font la joie des bootlegers et autres réalisateurs de mashups musicaux.
Pour conclure sur le sujet rien de tel qu’un exemple. Selon vous la chanson Why don’t you get a job d’Offspring tient-elle plus du Obladi Oblada des Beatles ou bien de Cecilia de Simon et Garfunkel? Pas évident…

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Si vous ne restez pas en France cet été vous allez manquer un Summer of Love

Posted on juillet 5th, 2007 under Musique

summer of loveIl y a vraiment du bon dans la télévision française, pardon, dans la télévision européenne. Alors que les grandes chaînes hertziennes ne diffusent plus vraiment de cinéma, qu’elles ne nous proposent qu’une n-ième version d’Intervilles pendant l’été, et que la musique n’y reçoit pas toujours le traitement qu’elle mérite, une fois encore l’espoir vient d’ARTE, la chaîne européenne.
Cette été 2007, durant pas moins de 12 soirées, ARTE revisite le Summer of Love qui, 40 ans plus tôt durant l’été 1967, marquait une montée en puissance de la culture hippie, du psychédélisme et d’une première culture jeune quasi globale. Et comme à son habitude la chaine traite le sujet sous de multiples angles: documentaires, concerts, court-métrages et films de l’époque. La première soirée diffusée cette semaine a tenu toutes ses promesses. Cette série thématique traitera même un peu plus que 1967 et le festival de Monterey puisqu’elle diffusera aussi le très bon film sur le festival de Woodstock en 69.
Pour ne plus en louper une miette, le programme est sur le site d’ARTE qui donne plein d’infos complémentaires, et qui propose une extension intéressante à ce que vous verrez à la télé avec 8 playlists elles aussi très bien documentées. Au passage on voit ici qu’ARTE exploite avec justesse les possibilités du web pour apporter de la valeur ajoutée à sa programmation. Alors cet été, bande de veinards qui pourrez regarder en France (ou en Allemagne), soyez Love !

A la radio à Houston en ce moment: Linkin Park, Minutes to Midnight

Posted on juin 17th, 2007 under Audio, Houston, Musique

minutestomidnight.jpgEt je suppose que ce n’est pas qu’à Houston qu’on entend les singles Bleed it out et What I’ve done issus du dernier album de Linkin Park, Minutes to Midnight. Mais si ! Vous savez ! Linkin Park, ce groupe révélé en pleine mode du néo-métal en 2000. A l’époque ils étaient un peu au milieu de la masse d’un certains nombre de groupes mais ils ont réussis à tracer leur route de façon durable. Et comment me direz-vous àA mon humble avis, c’est en explorant des voies en marge du simple rock et en mélangeant leur son d’origine à d’autres courants musicaux qu’ils ont réussi à proposer des compositions originales et qui font mouche. Ce fut par exemple le cas lors de leur collaboration avec le rappeur JayZ.
Et c’est aussi le cas sur leur dernier album. Les chansons sont bien différentes les unes des autres dans un tout qui reste cohérent. Bon ok c’est peut être de la musique un peu facile mais ça fonctionne et l’ensemble est bien agréable à écouter. Perso, j’ai une petite préférence sur l’album pour le single Bleed it out.

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Réponse: Chris Cornell

Posted on juin 4th, 2007 under Musique

Chris CornellEt oui le chanteur du générique du dernier James Bond est l’ancien chanteur du groupe Soundgarden puis du groupe Audioslave (cf billet précédent) où il chantait avec les anciens musiciens du groupe Rage Against The Machine.
Toujours est-il qu’en ce début Juin il sort un album solo, où l’on retrouve le générique You Know My Name et d’autres bonnes chansons rock qui sonnent bien et pas dans un style à la Rock Voisine contrairement à ce que la pochette de l’album pourrait laisser penser.
C’est du rock!
Il y a aussi une reprise de Billie Jean version rock acoustique. Je ne trouve pas que ce soit la meilleure chanson de l’album, à vous de vous faire un avis.

Quel est le point commun entre ces 3 chansons

Posted on juin 4th, 2007 under Audio, Musique

Vous qui écoutez parfois du rock de cette dernière décennie, même malgré vous, connaissez-vous le point commun entre:
Le générique You know my name du dernier James Bond Casino Royal sorti en 2006:

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Cochise du groupe Audioslave en 2002 (désolé pour le mauvais son de l’extrait):
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et Black Hole Sun du groupe Soundgarden en 1994?
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Réponse par vous dans les commentaires, et bientôt dans un nouveau billet. Vous connaissez déjà la réponse ? N’hésitez pas à tester un peu la culture musicale des collègues de bureau, des potes qui grattent dans un groupe, ou de la voisine en leur posant la question.

Patates, crème et Rock’n'Roll

Posted on mai 10th, 2007 under Cuisine, Houston

PatatesChose promise, chose due. Après les lasagnes, il était de temps de tester un autre plat « de la maison » et voir ce que ça pouvait donner de le préparer ici. Oh rien de bien exceptionnel, un petit gratin dauphinois, qui n’a de dauphinois que le nom. Préparation en écoutant l’enregistrement de la très bonne émission de l’Odyssée du Rock du 5 mai d’où le titre de ce billet. Cuisson lente en regardant une partie d’un bon film: The Constant Gardener.
A propos de la photo des ingrédients qui illustre ce texte, j’entends déjà les esprits chagrins qui vont me dire que « voyons tu sais bien qu’il n’y a pas que ça,il faut aussi… ». Oui! Je le sais bien, mais cela est-il bien décent de déballer publiquement ses secrets de cuisine àLe monde a-t-il besoin de savoir àNon, pas vraiment.
Et que donne le résultat àJe ne sais pas encore. Mais l’odeur qui me parvient pendant que j’écris ces quelques lignes me laisse plutôt confiant. Elle m’est très familière, et le terme n’aura jamais autant eu tout son sens.